Georges Brassens

1921 — 1981

Né le 21 octobre 1921 à Sète, dans un quartier populaire baigné de soleil et de chansons, Georges Brassens grandit entre un père libre-penseur et une mère aux origines italiennes, fervente et mélomane. Chez les Brassens, on chante — Trenet, Tino Rossi, Ray Ventura — et le jeune Georges écoute, absorbe, mémorise.

Mauvais élève mais lecteur passionné, il découvre la poésie grâce à un professeur de français qui croit en lui. À quinze ans, il écrit ses premières chansons et ne s'arrêtera plus.

Monté à Paris avant la guerre, puis contraint au STO, il se cache à son retour chez Jeanne et Marcel Planche, un couple bienveillant du XIVe arrondissement qui l'héberge durant de longues années, refuge discret où il compose dans l'ombre. C'est la chanteuse Patachou qui lui ouvre les portes des cabarets en 1952, en interprétant ses textes avant qu'il n'ose monter sur scène — guitare en main, voix rocailleuse, moustache en guise de blason.

Les chansons s'imposent une à une : La Mauvaise Réputation, Le Gorille, Chanson pour l'Auvergnat, Les Copains d'abord. Tendres ou gaillardes, anarchistes ou mélancoliques, elles célèbrent l'amitié, défendent les marginaux et taquinent les puissants. Brassens met aussi en musique les vers de Villon, Hugo ou Verlaine, faisant de la chanson un espace pleinement littéraire.

En 1967, l'Académie française lui décerne son Grand Prix de poésie. Il s'éteint le 29 octobre 1981, laissant environ 200 chansons et une place à part dans la mémoire française.